Liste de contrôle pour la conclusion d'un accord de coentreprise
Dernière vérification :
2008-08-01
Sommaire
On a maintes fois fait valoir l'importance que les
accords de coentreprises jouent dans la création et la mise en place d'une coentreprise.
L'accord de coentreprise donne une existence juridique à
la coentreprise par la signature du contrat et précise les principaux droits et
devoirs et les principales obligations des participants à la coentreprise.
L'accord de coentreprise précise :
- le projet ou l'objet de la coentreprise;
- l'apport, le rôle et la nature de la participation de chaque partie à
la coentreprise;
- la durée de vie prévue de la coentreprise;
- les dispositions en matière de gestion et de respect
des obligations de la coentreprise; et
- la répartition des recettes et des dépenses générées par le projet.
Liste de contrôle d'un accord de coentreprise :
- Date à laquelle l'accord est conclu et signé.
- Les noms, les adresses et l'identité des parties à
l'accord, y compris le type d'activités de chaque membre de la coentreprise.
- Le nom sous lequel la coentreprise fera des affaires.
- La principale place d'affaires de la coentreprise.
- L'objet de la coentreprise. Si celle-ci a pour objet
de réaliser un projet précis, il faut une description complète du projet.
- Les conditions de la coentreprise : quand et comment
l'on mettra fin à la coentreprise et comment des questions concernant des
éléments comme les garanties, les irrégularités et les assurances seront
traitées à ce moment-là.
- Une déclaration précisant que toutes les parties sont
réellement membres de la coentreprise pour la réalisation du projet, que le
contrat donne ou non le nom de tous les membres.
- Une déclaration selon laquelle il s'agit d'une
coentreprise et non pas d'une société en nom collectif.
- La mise en place par les parties d'un fonds destiné à
financer les tâches à réaliser, précisant l'apport de chaque partie, et déposé
dans un compte bancaire spécial sous contrôle double, tous les paiements
échelonnés et les autres recettes étant déposés dans ce compte.
- Une disposition précisant que, en cas de besoin de
fonds de roulement additionnel, les parties y contribueront en proportion de
leur apport initial, en fonction des besoins. Cette disposition précisera les
pénalités à imposer à défaut de se conformer à cette obligation.
- Une déclaration de participation des parties
indiquant les pourcentages de partage des profits et des pertes. En règle
générale, ces pourcentages sont proportionnels à l'apport au fonds de
roulement, mais les parts de chaque partie peuvent augmenter ou diminuer en
fonction des apports en équipement ou en compétence dont il faut aussi tenir
compte.
- Il faut préciser le versement de tous frais à la
partie à la coentreprise qui en exerce le contrôle ou aux commanditaires, que
ceux-ci prennent la forme d'une part des profits ou d'un montant fixe.
- Dans les cas d'apport d'équipement, une disposition
devra indiquer l'évaluation précise de l'apport de chacune des parties quand
ces apports ont des valeurs différentes.
- Les parties à la coentreprise devraient convenir de
signer tous les documents nécessaires concernant le contrat, les prêts
bancaires, les obligations, les conventions d'indemnisation et tout autre
document de même nature.
- Un comité de surveillance peut être nommé. Un comité
de gestion peut être mis en place en prévoyant la rémunération de ses membres.
On peut aussi désigner l'une des parties à la coentreprise comme directeur
général du projet, en lui accordant l'autorisation d'engager la coentreprise.
Il faut une disposition pour définir clairement les responsabilités en matière
de gestion, mais également tous les devoirs des parties à la coentreprise et
les procédures à suivre pour faire face aux situations ou aux problèmes
imprévus.
- On peut envisager la tenue de réunions régulières.
- Il faudrait mettre en place des procédures de rapport
régulières sur les progrès réalisés par la coentreprise et sur sa situation
financière.
- Ouverture d'un compte bancaire pour la coentreprise
et nomination d'un comptable agréé et d'un avocat.
- Il faut prévoir la possibilité de décès, de faillite
ou d'insolvabilité d'un membre.
- L'acquisition d'équipement et de matières premières
par la coentreprise, et leur cession soit en les vendant - les recettes étant
alors considérées comme des revenus ordinaires - ou la répartition des fonds
entre les parties à la coentreprise en pourcentage de leur apport.
- Prévoir l'obtention de licences ou de permis au nom
de la coentreprise ou de chaque partie à la coentreprise, en fonction des
besoins.
- Préciser les types d'assurance que doit prendre la
coentreprise et indiquer clairement les risques que chaque participant doit
couvrir.
- Définir les éléments qui entreront dans les coûts de
la coentreprise pour calculer les profits ou les pertes et définir les
éléments qui ne sont pas remboursables aux membres de la coentreprise.
- L'accord devrait comporter une disposition sur la
confidentialité des renseignements commerciaux échangés entre les parties à la
coentreprise.
- Il faut aborder le problème de la propriété ou de la
conservation des brevets, de la technologie ou des rapports d'experts.
- Définir les besoins en garanties-caution de bonne fin
du projet et les obligations de versement de cautions des partenaires à la
coentreprise.
- Énoncer que les partenaires à la coentreprise
détiennent des intérêts indivis au prorata sur tous les éléments d'actif de la
coentreprise.
- Il faudrait envisager des restrictions concernant la
cession des intérêts indivis au prorata des parties à la coentreprise en
éléments d'actif de celle-ci.
- Indemnisation.
- Substitution ou ajout de parties à la coentreprise.
- Versements des fonds.
- Clause sur le règlement des conflits.
- Liquidation de la coentreprise, rendement final et
états financiers de la coentreprise.
- Disposition sur les préavis.
- Préciser à la compétence de quels tribunaux l'entente est soumise.
La nature, la taille et la complexité du projet, ainsi que le degré de sophistication des parties détermineront le niveau de détail de l'accord de coentreprise et la façon dont les sujets mentionnés ci-dessus y seront abordés. Cette liste de contrôle n'est destinée qu'à vous servir d'aide-mémoire pour vous assurer que tous les éléments d'un accord de coentreprise qui sont nécessaires y sont bien présents. Il est vivement conseillé de s'informer auprès de professionnels compétents, comme des conseillers juridiques.
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